En s’attaquant aux travailleurs à faible revenu, Doug Ford s’attaque à tous les travailleurs ontariens!

En s’attaquant aux travailleurs à faible revenu, Doug Ford s’attaque à tous les travailleurs ontariens!

L’an dernier, le gouvernement de l’Ontario a adopté la Loi 148. C’est une grande victoire pour les travailleuses et travailleurs qui sont désormais traités plus équitablement et bénéficient de meilleures conditions de travail. Il aura fallu des années de pressions (présentations de travailleurs, assemblées publiques, rassemblements) pour avoir finalement gain de cause.

Voici certains des changements que renferme la Loi 148 :

  • augmentation du salaire minimum
  • congé d’urgence personnelle, avec deux jours de congé de maladie payés
  • application de la règle « À travail égal, salaire égal » à tous les travailleurs y compris ceux à temps partiel, à contrat, etc.
  • augmentation de la durée des vacances
  • règles plus justes en matière d’établissement des horaires, ce qui donne plus de prévisibilité
  • plus d’occasions de se syndiquer

Il y a longtemps que ces changements auraient dû être faits. Ce n’est pas du luxe, que des protections de base auxquelles ont droit tous les travailleurs.

Le 2 octobre, Doug Ford s’est engagé à abolir la Loi 148 : on ne peut pas le laisser faire!

Prenez quelques instants pour l’appeler (416-325-1941) et envoyer un courriel à votre député provincial (www.myrights.ca/email_mpp).

Le projet de loi 148 ne profite pas qu’aux personnes gagnant le salaire minimum, loin de là! C’est l’ensemble des travailleuses et travailleurs ontariens, y compris les syndiqués, qui y gagne.

Si la loi est abrogée, les employeurs pourront retourner à leurs anciennes pratiques et exploiter les travailleurs, creusant davantage l’écart entre les syndiqués et les non-syndiqués. Il sera alors plus difficile pour les syndicats de négocier de meilleures conventions collectives. Nous devrons nous résigner et accepter que les employeurs piétinent les droits des travailleurs.

Les sondages sont clairs : la population ontarienne est majoritairement en faveur d’un salaire minimum plus élevé et de meilleures conditions de travail. Qui plus est, on sait maintenant que l’augmentation du salaire minimum a fait du bien à l’économie ontarienne, puisque les citoyens avaient plus d’argent dans leurs poches. Depuis l’adoption de la Loi 148, le nombre d’heures travaillées a augmenté et le taux de chômage n’a jamais été si bas.

Aux membres de l’AFPC qui habitent en Ontario : impliquez-vous! Prenez la défense de la Loi 148, elle renferme des droits pour lesquels nous nous battons depuis longtemps. Pour être au courant des activités dans votre région, consultez le site www.15andfairness.org/et ajoutez votre nom. Ensemble, nous pouvons empêcher que cette loi soit abrogée et protéger nos droits.

En toute solidarité.

Greg McGillis, vice-président exécut, Région de la capitale nationale

Sharon DeSousa,vice-présidente exécutive régionale, Ontario