Terminologie de la discrimination

 

À mesure que les multiples aspects de la diversité sont mieux compris, il est normal de voir évoluer les termes et expressions normalement utilisés dans le domaine. Les termes et leur définition varient d’une source à l’autre et connaîtront nécessairement des variations au fil du temps.

Âgisme ou discrimination fondée sur l’âge

Si l’âgisme peut provoquer des actes discriminatoires chez les particuliers, il peut aussi avoir un impact plus large en influant sur les politiques, programmes et lois qui touchent divers secteurs de la société. Les jeunes et les personnes âgées sont particulièrement victimes d’âgisme. Toutefois, il se manifeste particulièrement dans le traitement que l’on fait subir aux personnes âgées. Habituellement, le terme âgismese rapporte à deux types de comportement ayant un effet négatif sur les aînés. Le premier est une interprétation fautive des effets du vieillissement, faite de préjugés et de stéréotypes à l’endroit des personnes âgées. Le second est une tendance à vouloir structurer la société selon la présupposition que tout le monde est jeune, de sorte que l’on n’arrive pas à répondre adéquatement aux besoins réels des personnes âgées. Une adaptation de documents préparés pour la Commission ontarienne des droits de la personne

Allié

Un allié est un membre du groupe dominant qui lutte pour l’élimination de l’oppression parce qu’il croit que ce sera bénéfique pour les personnes qui en sont victimes, mais aussi pour le groupe dominant. Ainsi, dans la lutte contre le sexisme, des hommes sont les alliés des femmes; dans la lutte contre le racisme, des Blancs apportent leur soutien aux activistes autochtones et de couleur, et ainsi de suite.Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Capacitisme

Le capacitisme dénote un système généralisé de discrimination et d’exclusion qui opprime les personnes ayant un handicap psychologique ou physique, ou une déficience affective. Les personnes ayant un handicap subissent de la discrimination, de la ségrégation et de l’isolation en raison, non pas de leur déficience, mais des préjugés d’autrui et de divers obstacles institutionnels. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Colonialisme

Le colonialisme est un système dans lequel une puissance étrangère domine et exploite un groupe indigène en s’appropriant ses terres, ses ressources et ses richesses, et en utilisant ses membres comme main-d’œuvre à bon marché. Le terme désigne également une période d’expansion européenne, du XVIe au XXe siècle, dans les Amériques et dans les pays du Sud. L’idéologie coloniale s’appuyait sur des doctrines raciales pour tenter de justifier ses pratiques de domination et d’exploitation. Même aujourd’hui, ces notions de race, de supériorité et d’infériorité sont encore très répandues. C’est pourquoi le fait de repérer et de combattre les idées et les pratiques colonialistes est un aspect important des efforts pour assurer l’équité raciale. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Discrimination

La discrimination consiste à traiter de façon inéquitable les membres de groupes sociaux particuliers et à ne pas leur allouer une juste part des ressources. Elle peut se manifester en éducation et dans les secteurs du logement, des soins de la santé, de l’emploi, des services, des biens et des installations. Elle se fonde sur la race, la nationalité, le sexe, l’identité sexuelle, l’âge, la religion, l’affiliation politique, la situation matrimoniale et familiale, le handicap physique ou intellectuel, l’orientation sexuelle ou la classe sociale d’une personne ou d’un groupe. Elle peut se pratiquer ouvertement, en faisant subir un traitement différent à certaines personnes. À l’inverse, elle peut prendre la forme d’un comportement où l’on traite de la même manière des personnes et des groupes qui n’ont pas accès aux mêmes ressources et avantages.  Quand un comportement ou une pratique affecte d’une façon négative et disproportionnée un groupe social particulier, c’est de la discrimination. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Discrimination institutionnelle

La discrimination systémique est véhiculée par les politiques, pratiques et procédures d’une structure institutionnelle. Elle peut, directement ou non, consciemment ou non, favoriser, maintenir ou renforcer les avantages particuliers ou les privilèges accordés aux personnes de certains groupes. La discrimination institutionnelle recèle souvent des attitudes individuelles auxquelles l’organisation ne réagit pas sérieusement, comme la discrimination exercée lors de l’embauche, fondée sur les préférences de l’employeur. Elle comprend aussi les politiques et pratiques de l’organisation qui crée à son propre insu une situation désavantageuse, directement ou non, pour les groupes protégés, comme ne pas reconnaître des compétences acquises à l’étranger ou l’obligation d’avoir suivi une formation beaucoup plus poussée qu’il n’est nécessaire pour le poste concerné. Adaptation de Henry, Frances. Les concepts de race et de racisme et leurs implications pour la Commission ontarienne des droits de la personne, décembre 2004

Domination intériorisée

La domination intériorisée se produit quand des membres du groupe dominant acceptent comme une chose tout à fait normale et méritée leur situation sociale supérieure et nient l’oppression vécue par les groupes subordonnés. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Équité

Le terme équité désigne le droit des personnes et des groupes d’avoir une juste part des ressources et de l’influence au sein de la société. Autrement dit, l’accès et les solutions doivent être justes pour tous. Les personnes qui s’intéressent aux questions d’équité analysent et remettent en question les pratiques et les systèmes injustes, et s’efforcent de trouver des solutions équitables. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Équité raciale

Par « équité raciale », on entend la répartition équitable des ressources et de l’influence, selon des modalités non racistes. Dans un monde et une société marqués par les divisions raciales, l’équité raciale est à la fois la fin et le moyen. Elle met au défi les personnes des groupes raciaux et de couleur blanche d’analyser et de remettre en question les pratiques du pouvoir et du privilège de l’homme blanc qui font perdurer le déséquilibre racial. Les progrès accomplis au chapitre de l’équité raciale se mesurent à la façon de répartir plus équitablement le pouvoir et l’influence.  Puisque les minorités raciales constituent la majorité (de 70 à 80 %) de la population mondiale, l’équité raciale est un élément clé des combats pour accroître la justice dans le monde. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Ethnocentrisme

L’ethnocentrisme découle d’une loyauté inébranlable envers les valeurs de sa propre culture. Ces valeurs, jugées naturelles, normales et inéluctables, engendrent des difficultés lorsqu’elles servent à qualifier le comportement de groupes différents comme inférieur, arriéré ou irrationnel. [Notre traduction] Elliot, Jean Leonard et Augie Fleras.Unequal Relations. An Introduction to Race and Ethnic Dynamics in Canada. Scarborough, Prentice-Hall, 1992, p. 330.

Groupe dominant

Expression qui désigne des personnes dont l’identité sociale confère un pouvoir et des privilèges immérités. Pour la plupart, nous avons tous une caractéristique, ou plus, qui nous identifie à un groupe dominant. Au Canada, en général, ces caractéristiques sont les suivantes : être de race blanche, être de sexe masculin, parler anglais, être hétérosexuel, être en santé physiquement et mentalement, adhérer à une religion chrétienne, être nanti et faire partie de la classe moyenne, avoir de 30 à 65 ans, avoir une formation universitaire et habiter dans une des provinces centrales du pays. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Hétérosexisme

L’hétérosexisme est un système de pratiques qui s’appuie sur l’hypothèse que les hétérosexuels sont, de nature, supérieurs et que tout le monde est hétérosexuel ou devrait l’être. Comme les autres formes de préjugés et de discrimination, l’hétérosexisme accorde des privilèges et des droits aux membres du groupe dominant, les hétérosexuels, lesquels privilèges et droits sont refusés au groupe subordonné, les homosexuels, les lesbiennes, les bisexuels et les trans. Ainsi, les hétérosexuels n’ont pas à se battre pour faire modifier la loi afin que leurs unions soient reconnues ou pour recevoir des prestations de conjoint. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Identité sexuelle

Sentiment qu’une personne a d’être fondamentalement un homme ou une femme, et qui peut être en conflit avec son sexe biologique. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Lutte contre le racisme

Processus proactif reconnaissant l’existence du racisme et cherchant à relever, à contrer et à éliminer le racisme sous toutes ses formes, partout où il se manifeste.Politique de l’AFPCsur la lutte contre le racisme, 2008

Oppression

L’oppression existe quand un groupe social exploite (de façon consciente ou non) un autre groupe pour son propre bénéfice. Son but est de privilégier le groupe dominant et de marginaliser l’influence du groupe subordonné. L’oppression étend son emprise par la force et le contrôle des institutions et des ressources de la société. Après un certain temps, elle ne nécessite plus d’effort conscient des membres du groupe dominant. Le traitement inéquitable est alors devenu institutionnel et systémique et prend l’allure de la « normalité ». Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Préjugé

Le préjugé caractérise un individu qui porte un jugement habituellement défavorable sur un autre individu qu’il ne connaît pas (…) C’est plus une question d’attitude que de comportement. Ces attitudes défavorables sont rarement perçues comme mal fondées en raison de leur fréquence. Elles sont tellement répandues qu’on les tient pour acquises et qu’elles servent à excuser les actes discriminatoires. Adaptation de L’égalité, ça presse! Rapport du Comité spécial sur la participation des minorités visibles à la société canadienne. Ottawa, Chambre des communes, 1984 et de Lee, Enid. Letters to Marcia. A Teacher’s Guide to Anti-Racist Education. Toronto, Cross-Cultural Communication Centre, 1985, p. 12.

 

Préjugés de classe

La classe sociale distingue les personnes qui contrôlent l’économie de celles qui travaillent au sein ou à l’extérieur de celle-ci. Parmi les indicateurs de la classe sociale, on compte le revenu, la richesse (qui est parfois héritée), la scolarité, les réseaux d’influence et l’accès aux ressources de base et autres. Dans un système de classes, la richesse des personnes au sommet de l’échelle sociale résulte de l’exploitation du travail de celles qui sont au bas et au milieu. Les préjugés de classe s’appuient sur des pratiques et des croyances qui attribuent des valeurs différentes aux gens selon la perception de leur classe sociale. Le langage utilisé dans la plupart des milieux de travail reflète et renforce cette hiérarchie. En effet, on sous-valorise souvent le travail, les connaissances et les opinions du personnel de soutien en l’excluant des prises de décisions, en lui offrant des échelles salariales plus faibles et en ayant à son égard un comportement peu respectueux. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Privilège

Le privilège est un pouvoir immérité qui donne aux membres du groupe dominant des avantages économiques, sociaux et politiques. Il peut aussi comprendre des droits censés être universels, mais dont sont privés celles et ceux qui ne font pas partie du groupe dominant. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Race

Concept social servant à classer des groupes humains d’après des caractères physiques généraux comme la couleur de la peau, la texture des cheveux, la taille et les traits faciaux. Le concept de race n’a aucun fondement scientifique; il y a autant d’écarts à l’intérieur d’une race que d’une race à l’autre. Ce concept a néanmoins joué un rôle important dans la formation de l’identité, et il est souvent confondu avec celui de l’origine ethnique.Politique de l’AFPCsur la lutte contre le racisme, 2008

Race blanche et privilège de l’homme blanc

Peggy McIntosh a décrit le privilège d’être de race blanche comme suit : « J’en suis venue à me représenter ce privilège comme un ensemble invisible de biens non mérités dont je peux compter tirer profit chaque jour, mais dont je suis censée demeurer inconsciente. »Dans une société raciste, ces privilèges sont accordés à l’homme blanc au détriment des minorités visibles. Les manifestations de ces privilèges sont multiples : ne pas avoir conscience de sa race, être à l’abri du profilage racial, se faire embaucher en raison de ses compétences et non de sa race pour ne donner que quelques exemples.Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Racialisation

Processus par lequel les catégories raciales sont perçues comme étant différentes et inégales, ce qui entraîne des conséquences sociales, économiques et politiques. La racialisation met l’accent sur le processus actif de catégorisation des gens, tout en rejetant la « race » en tant que catégorie scientifique.Politique de l’AFPCsur la lutte contre le racisme, 2008

Racisme

Système dans lequel un groupe exerce des pouvoirs sur un autre groupe en invoquant la « race ». Le racisme englobe la croyance en la supériorité et la dominance inhérentes d’une race sur toutes les autres.

Racisme individuel: Croyances, attitudes et actions qui appuient ou perpétuent le racisme. Le racisme individuel peut être conscient ou inconscient, actif ou passif. Une blague raciste, une insulte de nature raciale ou la croyance en la supériorité inhérente des Blancs constituent des exemples de racisme individuel.

Racisme systémique ou institutionnel: Politiques, pratiques et procédures organisationnelles et institutionnelles ayant pour effet de perpétuer le racisme et les inégalités en milieu de travail. Cette forme de racisme peut avoir pour origine des activités ou des dispositions discriminantes ou blessantes, ou encore l’ignorance ou la négligence. Un exemple pourrait être les pratiques de recrutement ou d’embauche biaisées.

Racisme culturel ou idéologique : Système de valeurs ancré dans la société, qui appuie et tolère des mesures discriminatoires fondées sur la perception de la différence, de la supériorité et de l’infériorité raciales. Le racisme culturel ou idéologique est à la base des deux autres formes de racisme. Politique de l’AFPCsur la lutte contre le racisme, 2008

Racisme systémique

Le racisme systémique est semblable au racisme institutionnel, mais il concerne davantage les lois, les règlements et les normes qui sont tissés dans le système social, ayant pour conséquence une répartition inégale des ressources politiques et économiques ainsi que des rétributions et des richesses sociales entre les divers groupes sociaux. Les minorités raciales accèdent plus difficilement et participent de manière inégale aux services tels que l’éducation, l’emploi et l’hébergement. Par exemple, le racisme systémique est véhiculé par les médias par leur représentation négative des personnes de couleur, l’effacement de leur voix et de leur expérience et la perpétuation d’images et de discours racistes. Henry, Frances. Les concepts de race et de racisme et leurs implications pour la Commission ontarienne des droits de la personne,décembre 2004

Rôle sexuel

Il s’agit des apparences, des attentes et des comportements imposés aux femmes (féminité) et aux hommes (virilité) par la société et sa culture.Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Sexisme

Le sexisme regroupe les pratiques systémiques et individuelles qui privilégient les hommes, forcent les femmes à la soumission et dénigrent les valeurs dites féminines. Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Stéréotype

Le stéréotype est l’expression d’opinions à l’égard de différentes catégories de personnes. Ces opinions peuvent être positives ou négatives. Certaines vont jusqu’à diaboliser une race ou un groupe, d’autres donnent une image romancée. Dans un cas comme dans l’autre, l’effet est pernicieux, car il empêche les personnes de groupes différents de se rencontrer et d’agir en tant qu’individu. Le stéréotype donne lieu à des idées préconçues au sujet d’un groupe donné et à lui attribuer des caractéristiques qu’on dit vraies. [Notre traduction] Aboriginal Rights Coalition. So Long As The Sun Rises and River Flows. Trousse de ressources éducatives, Ottawa, 1997.

Subordination intériorisée

La subordination intériorisée se produit quand les membres d’un groupe socialement opprimé acceptent leur état de subordination et la situation supérieure du groupe dominant comme étant une chose méritée, naturelle et inévitable.

Lopes, Tina et Barb Thomas. Dancing on Live Embers: Challenging Racism in Organizations. Toronto, Between the Lines Publications, janvier 2006.

Suprématie blanche

Situation fondée sur le « principe » de la supériorité de l’homme blanc. La manière habituelle de faire les choses fait en sorte que l’homme blanc détient plus de privilèges que la personne de couleur et les peuples autochtones. L’expression est souvent associée à l’apartheid et aux sociétés où le racisme se pratique ouvertement et brutalement. Il reste que le phénomène s’observe dans toute société, y compris au Canada, qui présente une hiérarchie raciale au sommet de laquelle trône la race blanche. [Notre traduction] Burke, Bev, Geronimo, Jojo, Martin, D’Arcy, Thomas, BarbetWall, Carol. Education for Changing Unions. Toronto,Between the Lines, 2002, p. 10

Transphobie

La transphobie se dit d’une peur ou d’une haine irrationnelle des personnes transgenres. Une personne transgenre (ou trans) est une personne qui est en conflit avec son sexe biologique ou qui le rejette en partie ou en totalité. Une personne transgenre peut être gaie, lesbienne, bisexuelle ou hétérosexuelle. La transphobie repose sur des stéréotypes négatifs, des mythes, des fausses idées et des théories qui servent de prétexte à la haine, à l’exclusion, à la discrimination, au harcèlement et à la violence à l’égard des personnes transgenres. Il n’y a aucun lien direct entre l’identité sexuelle et l’orientation sexuelle. Le corps médical a pendant longtemps essayé de guérir les personnes transgenres, tout comme les personnes gaies et lesbiennes. Dans les deux cas, on faisait fausse route. Les personnes transgenres bénéficient maintenant de l’aide du corps médical pour qu’elles puissent se sentir en harmonie avec leur corps et leur esprit. Certaines personnes ne font rien du tout, d’autres entreprennent des thérapies hormonales et d’autres, enfin, choisissent la réassignation sexuelle.Sources : Congrès du travail du Canada.À nos alliés : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres.   Burke, Bev, Geronimo, Jojo, Martin, D’Arcy, Thomas, Barb et Wall, Carol. Education for Changing Unions. Toronto,Between the Lines, 2002, p. 10

Xénophobie

La xénophobie est une hostilité systématique ou irrationnelle à l’égard de l’étranger, essentiellement motivée par sa nationalité, son ethnie, sa couleur, sa religion, son idéologie, son origine ou son faciès (expression, forme du visage). La xénophobie peut se manifester par une attitude allant d’un simple préjugé défavorable à des actions violentes. Elle peut viser des personnes immigrantes ou encore des populations qui occupent un territoire donné depuis des centaines d’années. Dans ce dernier cas, elle peut donner lieu à des réactions hostiles et violentes, comme l’expulsion massive d’immigrants, ou dans le pire des cas, le génocide.Sources: Wikipedia.org et traduction.