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Le point sur les négos
L’AFPC négocie une nouvelle convention collective avec Ingenium depuis plus d’un an.
L’équipe de négo et l’employeur se sont rencontrés en conciliation les 11 et 12 juin. Comme il n’y a pas eu de progrès durant la conciliation sur des questions importantes comme les augmentations salariales, on a lancé un vote de grève les 18 et 19 juin pour intensifier nos moyens de pression et obtenir une entente juste et équitable pour les membres de la section locale 70401. On a bon espoir que les principales questions en suspens pourront être résolues sans qu’on ait à recourir à la grève. Cependant, la meilleure façon d’éviter une grève est de bien s’y préparer. La grève est toujours le dernier recours.
La prochaine séance de conciliation aura lieu le 24 juin.
Parmi les principaux points en litige durant cette ronde, il y a des augmentations salariales arrimées au coût de la vie ainsi qu’un ajustement au marché pour éliminer les disparités salariales entre le personnel d’Ingenium et celui d’autres musées fédéraux de la région d’Ottawa-Gatineau.
Autres principales revendications :
- Des dispositions sur l’intelligence artificielle;
- Des possibilités d’avancement;
- L’accès à des congés personnels et annuels supplémentaires.
Oui. Votre convention collective actuelle s’applique tant que les négociations sont en cours, même après son expiration.
Elle reste en vigueur jusqu’à ce qu’un nouveau contrat soit ratifié. Cependant, ses modalités ne sont plus en vigueur après le déclenchement d’une grève.
Assemblées d’information sur le mandat de grève
Le vote de grève, c’est un bon moyen de mettre de la pression sur l’employeur pour conclure une entente. En votant « oui », vous donnez un solide mandat à votre équipe de négo et le poids nécessaire pour obliger Ingenium à négocier nos questions à la table.
La grève n’est jamais notre premier recours, et le vote ne signifie pas nécessairement qu’on va débrayer. En votant en faveur d’un mandat de grève, vous autorisez le syndicat à la déclencher quand tous les autres moyens de pression ont été infructueux.
On a prévu une assemblée d’information en ligne avant les jours de vote. Elle aura lieu aujourd’hui le 16 juin, à 19 h.
On vous demande d’assister à cette assemblée, puis de participer à l’une des deux séances de vote de grève en ligne pour appuyer notre équipe de négo et l’obtention d’un contrat de travail juste. Remarque : vous devez vous inscrire à l’avance pour pouvoir voter.
Pour toute question au sujet du processus de vote, communiquez avec l’exécutif de votre section locale ou votre équipe de négo.
Oui. L’ensemble des membres de l’unité de négociation ont le droit de voter, même ceux et celles qui sont en congé payé ou sans solde : congés parentaux, congés de maladie, congés d’invalidité de longue durée et autres congés approuvés.
Un mandat de grève nécessite un vote à majorité simple. Autrement dit, il faut que 50 % + 1 des membres qui votent se prononcent en faveur de la grève.
Préparation à une possible grève
Les pourparlers reprendront le 24 juin.
Si on ne conclut pas d’entente et que les membres nous confient un mandat de grève, on aura le droit de débrayer à compter de la fin de la période de vote, soit le vendredi 19 juin à 13 h. La grève ne sera pas nécessairement déclenchée à ce moment-là. La personne conciliatrice fédérale responsable de notre dossier a fait savoir qu’on pourrait déclencher une grève au plus tôt le 5 août.
Le Comité régional de coordination de la stratégie (CRCS) coordonne toutes les ressources et les activités de l’AFPC pour soutenir les équipes de négociation dans l’éventualité d’une grève. Des membres des équipes de négo y siègent. Le CRCS évaluera toutes les options en tenant compte de l’évolution des négociations avant de présenter sa recommandation au président national qui, en vertu des Statuts de l’AFPC, est la seule personne autorisée à déclencher une grève.
Voici quelques exemples :
- Grève stratégique : arrêt de travail à des endroits stratégiques observé par 10 % des membres de l’unité de négociation.
- Grève tournante : succession stratégique d’arrêts de travail surprises d’une journée à divers endroits.
- Grève générale : arrêt de travail de tous les membres d’une unité de négociation.
C’est la direction de l’AFPC et de la section locale qui décideront des mesures à prendre, de l’endroit et du moment où elles auront lieu, et de leur durée. Pour en savoir plus au sujet de l’organisation d’une grève, consultez le Manuel de grève de l’AFPC.
Les grèves qu’a menées l’AFPC ont débouché sur d’importantes améliorations dont profitent encore nos membres.
- En 1980, à l’époque de Pierre Elliott Trudeau, des dizaines de milliers de membres ont débrayé pour obtenir un congé de maternité payé – un gain historique. Peu de temps après, on obtenait des prestations complémentaires permettant à la mère de toucher 93 % de son salaire habituel.
- En 1991, nos membres ont déclenché la plus importante grève de l’histoire du pays. Le résultat : une plus grande sécurité d’emploi grâce à ce qui est aujourd’hui la Directive sur le réaménagement des effectifs.
- En 2001, les « mercredis chômés », des grèves sporadiques contre les libéraux de Jean Chrétien, ont incité le Conseil du Trésor à dorénavant accorder la permanence aux employés à contrat après trois ans de service. Ces grèves ont aussi mené à la création du Programme d’apprentissage mixte, qui a nettement amélioré la lutte contre la discrimination et le harcèlement, et accru l’importance accordée à la santé mentale en milieu de travail.
- En 2021, les membres du groupe FB ont fait une grève du zèle d’une journée. Ce qu’ils ont obtenu? Des augmentations de salaire de 8 %, de meilleures protections contre les mesures disciplinaires excessives, la bonification de différents congés et une indemnité de repas pour le personnel en uniforme.
- En 2022, 170 membres au Bureau du vérificateur général à Ottawa ont débrayé pendant 128 jours, une longue et difficile grève qui lui a permis d’exercer une pression énorme sur l’employeur et qui leur a ultimement permis d’obtenir, entre autres, la révision de leur grille salariale et un congé payé pour cause de violence familiale.
- En 2023, des dizaines de milliers de nos membres au Conseil du Trésor et à l’Agence du revenu du Canada ont fait la grève. Celle-ci a abouti à de meilleurs salaires, un montant forfaitaire ouvrant droit à pension, de meilleures protections pour le télétravail, de meilleures dispositions en matière de congés, des protections contre la sous-traitance, des milieux de travail plus sécuritaires et inclusifs, et une protection de l’ancienneté.
Non. Si vous faites partie d’une unité de négociation en grève et que vous n’occupez pas un poste essentiel, vous ne pouvez pas travailler pendant la grève. Autrement, vous pourriez affaiblir la position du syndicat et faire en sorte que la grève dure plus longtemps ou qu’on finisse par signer une entente moins avantageuse.
Il en va de même pour les membres en télétravail. Continuer à faire du télétravail revient à franchir la ligne de piquetage, ce qui constitue une violation de l’article 25 des Statuts de l’AFPC.
Les Statuts de l’AFPC prévoient des mesures disciplinaires, notamment : « une pénalité qui équivaut au montant de la rémunération quotidienne reçue par le membre, multiplié par le nombre de jours pendant lesquels le membre a franchi la ligne de piquetage, effectué du travail pour le compte de l’employeur ou effectué volontairement du travail des grévistes. »
Si vous remarquez qu’un membre ne respecte pas la grève, assurez-vous que cette personne est au courant des enjeux et des conséquences possibles de ses actes. Plus on est unis, plus on peut serrer la vis au gouvernement, ce qui nous permettra de conclure la grève rapidement et dans des conditions favorables.
Rémunération pendant une grève
Votre employeur est tenu de vous rémunérer pour tout le travail effectué avant la grève. Une fois la grève commencée, il peut cesser de vous payer jusqu’à ce que la grève se termine et que vous retourniez au travail.
L’indemnité de grève s’applique lorsqu’on cesse nos activités en déclenchant la grève.
Le Règlement 6 des Statuts de l’AFPC décrit les modalités de versement de l’indemnité de grève. Pour y avoir droit, vous devez participer à la grève pendant au moins quatre heures chaque jour.
Si vous travaillez habituellement au moins 20 heures par semaine, vous avez droit à 100 $ par jour, jusqu’à concurrence de 500 $ par semaine civile.
Si vous travaillez habituellement MOINS de 20 heures par semaine, vous avez droit à 70,66 $ par jour, jusqu’à concurrence de 353,30 $ par semaine civile.
Si vous n’êtes pas membre en règle (personne cotisante RAND), vous devez d’abord remplir une demande d’adhésion pour recevoir une indemnité de grève.
Non, l’indemnité de grève n’est pas imposable.
Si on débraye, le syndicat traitera les indemnités de grève chaque semaine et distribuera les chèques aux grévistes qui font du piquetage.
La grève, c’est toujours le dernier recours, quand les négociations n’aboutissent pas. Il est important que tous les membres y participent pour donner le plus de poids possible à l’équipe de négo et l’aider à obtenir rapidement une entente juste et équitable.
N’oubliez pas : une grève a beaucoup d’impact; si on agit ensemble, il est peu probable qu’elle s’éternise.
Si vous occupez un poste à durée déterminée, vous faites partie de l’unité de négociation, donc vous avez le droit de voter et on vous attend au piquet de grève.
Assurez-vous que votre carte est signée et que vos coordonnées sont à jour, comme il est expliqué plus loin.
Si vous occupez un poste intérimaire qui ne fait pas partie de l’unité de négociation, vous ne pouvez pas participer au vote de grève ni à la grève.
Tous vos efforts comptent pour prouver à l’employeur qu’on appuie notre équipe de négo et qu’on veut un contrat de travail juste et équitable. Chaque geste fait monter la pression d’un cran.
Il y a plusieurs façons d’appuyer votre équipe de négo : vous pouvez porter des macarons ou des autocollants, et utiliser les fonds d’écran du syndicat dans vos appels vidéo. Communiquez avec votre section locale pour en savoir plus.
La grève aura une incidence sur votre pension dans la mesure où il faudra repousser du nombre de jours de grève la date à laquelle vous aurez accompli les années de service requises pour recevoir vos prestations.
Autrement dit, si vous êtes en grève cinq jours, votre pension sera reportée de cinq jours. Toutefois, une période de débrayage n’est pas considérée comme une « interruption » dans les « cinq années consécutives de service les mieux rémunérées » servant au calcul de votre pension.
Si l’employeur suspend vos avantages sociaux pendant une grève, l’AFPC vous en fournira jusqu’à votre retour au travail.
La grève n’a aucune incidence sur votre ancienneté.
Vous pouvez mettre à jour vos coordonnées dans le portail des membres.
Si vous avez de la difficulté à vous connecter ou à créer un compte, n’hésitez pas à nous écrire en choisissant l’option « Besoin d’aide pour entrer dans mon compte en ligne » dans la page Contactez-nous.
La suite
Si vous avez d’autres questions, communiquez avec votre section locale ou votre bureau régional de l’AFPC (par courriel ou par téléphone au 819-777-4647 ou au 613-560-2560). Vous pouvez aussi consulter le Manuel de grève de l’AFPC et vous inscrire à l’une des séances de formation sur les services essentiels qu’on est à planifier pour en savoir davantage. Plus de détails suivront.
L’exercice de notre droit de grève nous permet de réaliser des gains importants. C’est l’un des moyens les plus efficaces de faire comprendre à l’employeur qu’on mérite son respect et qu’il doit prendre nos revendications au sérieux. Gardez tout cela à l’esprit lorsque vous parlerez à votre famille, à votre entourage et à d’autres personnes syndiquées. L’union fait la force.