Plus de trois mois après le début du conflit de travail à la Banque du Canada, la situation demeure dans l’impasse à Ottawa. Alors que des progrès ont été réalisés vers un règlement à Montréal, 42 agents et agentes de sécurité à Ottawa sont toujours en grève pour préserver leurs dispositions actuelles sur les horaires et les heures supplémentaires.
L’AFPC a proposé de recourir à l’arbitrage indépendant pour régler les points en litige de façon équitable et impartiale. La Banque a refusé cette proposition.
Ces membres de la section locale 71250 de l’AFPC sont en grève depuis le 23 juin 2026. Leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2024. Voici ce qu’il faut savoir.
Que reste-t-il à régler à Ottawa?
Le point toujours en litige concerne le maintien des dispositions actuelles sur les horaires et les heures supplémentaires.
Ces dispositions encadrent l’organisation du travail et l’attribution des heures supplémentaires. Leur maintien demeure au cœur des revendications des agents et agentes de sécurité à Ottawa.
Où en est la situation à Montréal?
Sept agents de sécurité à Montréal ont repris le travail après avoir ratifié une entente mettant fin au lock-out commencé le 23 juin. Le conflit portait principalement sur la rémunération liée à des responsabilités supplémentaires.
Les unités de négociation de Montréal et d’Ottawa ont des conventions collectives distinctes. Les avancées à Montréal ne règlent donc pas la question des horaires et des heures supplémentaires pour les 42 agents et agentes toujours en grève à Ottawa.
Quelle solution l’AFPC a-t-elle proposée?
L’AFPC a proposé de soumettre les points en litige à l’arbitrage indépendant. Une tierce partie neutre aurait ainsi pu entendre les arguments des deux parties et rendre une décision qui les lie.
Cette démarche aurait permis de régler le conflit de façon équitable et impartiale. En refusant cette proposition, la Banque a rejeté une solution concrète pour parvenir à un règlement.
Pourquoi parle-t-on de briseurs de grève?
Le Conseil canadien des relations industrielles a conclu à deux reprises que la Banque avait enfreint les dispositions fédérales interdisant le recours au personnel de remplacement.
Le 8 juillet, le Conseil a ordonné à la Banque de cesser de faire appel au personnel de remplacement de Garda. Le 22 juillet, il a constaté une nouvelle infraction, cette fois liée au personnel de remplacement de Pinkerton, et a de nouveau ordonné à la Banque de mettre fin à cette pratique.
Quatre plaintes pour pratiques déloyales de travail ont été déposées au cours du conflit.
Pourquoi ces décisions sont-elles importantes?
Ces décisions montrent que les protections fédérales contre le recours au personnel de remplacement peuvent être appliquées concrètement. Un employeur qui les enfreint peut se voir ordonner de mettre fin à cette pratique.
Pour les membres sur la ligne de piquetage, l’objectif demeure toutefois une convention collective équitable. Les ordonnances du Conseil portent sur le recours au personnel de remplacement; elles ne règlent pas le point toujours en litige à la table de négociation.
Quelle est la prochaine étape? C’est à la banque d’en décider
100 jours et ça continue. La Banque fait durer le conflit.
À Ottawa, les agentes et agents de sécurité sont toujours sur les lignes de piquetage. Pourquoi? Parce que la Banque du Canada refuse de régler le dernier point en litige.
L’AFPC a proposé une solution équitable, mais la Banque continue de faire traîner les négociations.
Pendant ce temps, ces travailleuses et travailleurs doivent se débrouiller avec leurs indemnités de grève. Ça ne peut pas durer éternellement.
Ne les laissons pas tomber!