En votant en très grande majorité en faveur de la grève, les travailleuses et travailleurs du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) envoient à l’employeur un message clair : il est temps de négocier sérieusement.
Les membres de la section locale 76000 de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) ont tenu des assemblées d’information et des votes pendant la semaine du 20 octobre. Résultat? Un mandat de grève fort, alors que les pourparlers ont atteint un point critique.
Le CRDI finance des recherches sur certains des défis planétaires les plus importants. Mais sans ses employés, ça ne serait pas possible. Pourtant, après plus d’un an à la table, ils se battent toujours pour des salaires équitables et de meilleures conditions de travail.
L’AFPC négocie avec le CRDI depuis juillet 2025. Bien que les parties s’entendent sur certains points, d’autres achoppent : salaires, charges de travail, droit à la déconnexion et protections sur la gestion du rendement.
Les membres ont fait preuve de patience et donné une chance aux négociations. Mais la patience a ses limites : le temps est venu de passer à la prochaine étape.
« Le CRDI dit agir pour un monde meilleur. Ça devrait commencer à l’intérieur de ses murs », affirme Ruth Lau MacDonald, vice-présidente exécutive de l’AFPC pour la Région de la capitale nationale. « Nos membres ne demandent pas l’impossible. Ça fait plus d’un an qu’on essaie d’obtenir une entente juste et équitable. Le mandat de grève prouve que leur unité ne faiblit pas. La direction du CRDI doit les prendre au sérieux. »

La grève n’est pas inévitable. Les membres préféreraient de loin conclure un bon contrat de travail. Mais le résultat du vote ne laisse aucun doute sur leur volonté d’y parvenir.
La balle est maintenant dans le camp du CRDI.
L’AFPC-RCN est solidaire des membres de la section locale 76000 dans la suite de leurs démarches.
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