L’AFPC a déposé une quatrième plainte de pratique déloyale de travail contre la Banque du Canada, alléguant que la Banque continue de rémunérer des personnes qui ont franchi la ligne de piquetage.
Le 7 juillet, le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a jugé que la Banque avait contrevenu au Code canadien du travail en ayant recours à des contractuels et à des membres de l’unité de négociation pour faire le travail des agentes et agents de sécurité en grève. Le CCRI a ordonné à la Banque de mettre fin à cette pratique dans les 48 heures, soit au plus tard le 9 juillet.
Or, selon la nouvelle plainte de l’AFPC, cinq personnes ayant franchi la ligne de piquetage ont continué à recevoir une rémunération jusqu’au 24 juillet au moins.
La Banque change sa version des faits
Lorsque l’AFPC a soulevé des préoccupations au sujet de ces paiements, la Banque a fourni différentes explications pour justifier le fait que des personnes ayant franchi la ligne de piquetage continuaient de recevoir une rémunération. Pendant ce temps, les grévistes étaient privés de leur salaire habituel et de leurs avantages sociaux.
La plainte de l’AFPC allègue que la Banque a accordé un traitement préférentiel aux personnes ayant franchi la ligne de piquetage, tout en pénalisant les membres qui exerçaient leur droit légal de grève.
« C’est notre quatrième plainte. À un moment donné, la Banque du Canada doit comprendre que la loi s’applique à elle aussi », affirme Ruth Lau MacDonald, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC pour la Région de la capitale nationale. « Nos membres ne devraient pas être pénalisés financièrement pour avoir exercé leur droit de grève pendant que la Banque continue de miner ce droit. »
L’AFPC demande au CCRI de remédier à ce traitement préférentiel et d’indemniser les grévistes pour les pertes découlant des actions de la Banque.
Les agentes et agents de sécurité de la Banque du Canada sont en grève depuis le 23 juin et continuent de faire front commun pour obtenir une entente équitable.
Appuyez-les en écrivant à votre députée ou député pour lui demander de soutenir les grévistes et de demander à la Banque de retourner à la table de négociation.