Les agents et agentes de sécurité de la Banque du Canada remportent une importante victoire contre les briseurs et briseuses de grève!

Après plus de deux semaines sur la ligne de piquetage, les agents et agentes de sécurité de la Banque du Canada ont remporté une importante victoire. Le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a conclu que la Banque du Canada avait contrevenu au Code canadien du travail en ayant recours à des briseurs et briseuses de grève pendant le conflit de travail en cours.

Le Conseil a déterminé que la Banque avait illégalement utilisé des agent et agentes de sécurité de Garda pour effectuer le travail des membres en grève. La Banque dispose maintenant de 48 heures suivant la réception de la décision pour cesser d’avoir recours à des briseurs et briseuses de grève.

Cette décision constitue l’une des premières applications importantes de la nouvelle loi fédérale anti-briseurs de grève et envoie un message clair : les employeurs ne peuvent pas miner le droit légal des travailleurs et travailleuses de faire la grève en ayant recours à des briseurs et briseuses de grève.

Les 49 agents et agentes de sécurité de la Banque du Canada représentés et représentés par la section locale 71250 de l’AFPC à Ottawa et à Montréal sont en grève depuis le 23 juin, après l’impasse des négociations.

Une victoire gagnée sur la ligne de piquetage

Cette décision représente une victoire importante pour le personnel de sécurité de la Banque du Canada, qui se tient uni afin de défendre les droits et les protections qu’il a durement acquis.

« Nos membres sont fiers et fières de cette décision. Ils et elles ont refusé de reculer, et aujourd’hui, leur détermination a porté ses fruits », a déclaré Ruth Lau MacDonald, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC pour la région de la capitale nationale. « La décision du CCRI envoie un message fort : les employeurs ne peuvent pas miner une grève légale en ayant recours à des briseurs et briseuses de grève. Il est maintenant temps pour la Banque de retourner à la table de négociation, de retirer ses demandes de concessions et de négocier une convention collective juste. »

Bien que cette décision marque une étape importante, la grève se poursuit.

La Banque du Canada continue de réclamer des concessions qui forceraient les membres à choisir entre conserver leurs indemnités complémentaires de congé de maternité ou obtenir des indemnités complémentaires pour les congés de proches aidants et aidantes déjà offertes aux autres employés et employées de la Banque. L’employeur cherche également à affaiblir les dispositions actuelles concernant les heures de travail et les heures supplémentaires des agents et agentes de sécurité à Ottawa. À Montréal, les membres demandent à être rémunérés et remunérées pour les tâches supplémentaires qu’ils et elles accomplissent régulièrement.

Nos membres demeurent unis et unies pour défendre les droits et les protections qu’ils et elles ont durement acquis, et ils et elles resteront sur la ligne de piquetage jusqu’à ce qu’une convention collective juste soit conclue.

Comment vous pouvez aider

La décision d’aujourd’hui est une victoire importante, mais la lutte pour une convention collective juste se poursuit.

Joignez-vous aux agents et agentes de sécurité de la Banque du Canada sur la ligne de piquetage pour leur témoigner votre solidarité. La ligne de piquetage est située devant le siège social de la Banque du Canada, à l’angle des rues Kent et Sparks, à Ottawa. Les membres sont sur place du lundi au vendredi, de 7 h à 14 h, ainsi que les samedis et dimanches, de 8 h à midi.

Vous ne pouvez pas vous rendre sur la ligne de piquetage? Vous pouvez tout de même faire une différence en envoyant une lettre au Conseil d’administration de la Banque du Canada pour demander à l’employeur de retourner à la table de négociation, de retirer ses demandes de concessions et de négocier une convention collective juste.

Chaque visite sur la ligne de piquetage, chaque lettre envoyée et chaque message de solidarité contribuent à renforcer la lutte de nos membres pour une convention collective juste.