Solidarité avec le personnel de sécurité de la Banque du Canada : grève et lock-out

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Ottawa, le 22 juin 2026 – Après l’échec des négociations de dernière minute, le personnel de sécurité de la Banque du Canada représenté par l’AFPC se prépare à déclencher une grève le 23 juin 2026. Le conflit de travail touche des membres à Ottawa et à Montréal. La Banque a également avisé les membres de Montréal qu’ils seront mis en lock-out.

C’est une escalade inutile contre un petit groupe de travailleuses et travailleurs qui demandent l’équité, le respect et une convention collective qui protège leurs conditions de travail.

Le personnel de sécurité de la Banque du Canada accomplit un travail essentiel pour protéger l’infrastructure financière du pays. Ces membres se présentent au travail chaque jour pour assurer la sécurité de la Banque et le bon déroulement de ses activités. Plutôt que de reconnaître cette contribution par une entente équitable, la Banque choisit d’exercer de la pression sur 63 agentes et agents de sécurité à Ottawa et à Montréal.

À la table de négociation, l’employeur a proposé des concessions qui rendraient la vie du personnel plus difficile, notamment des changements au système d’établissement des horaires qui affaibliraient l’application de l’ancienneté pour les heures supplémentaires et les vacances. La Banque cherche également à réduire d’une semaine le supplément de prestations de maternité — un recul inacceptable des mesures de soutien aux familles, alors que les travailleuses et travailleurs font déjà face à la hausse du coût de la vie.

Plutôt que de retirer ces concessions et de revenir sérieusement à la table, la Banque a forcé ces membres à déclencher la grève.

Il ne s’agit pas de travailleuses et travailleurs qui abandonnent leurs responsabilités. Il s’agit d’un employeur qui choisit la pression plutôt que l’équité.

La vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC, Ruth Lau MacDonald, a déclaré :

« Un lock-out n’est pas le résultat de négociations qui ont échoué. C’est une tactique patronale délibérée. C’est une décision de fermer la porte au personnel pour lui mettre de la pression à la table de négociation.

Soyons clairs : si les activités sont perturbées après le 23 juin, ce sera parce que la Banque du Canada nous a forcés à nous retrouver dans cette situation — et non parce que les travailleuses et travailleurs ont abandonné leurs responsabilités.

Ces agentes et agents de sécurité ne demandent pas la lune. Ils demandent des salaires équitables, des horaires stables et un minimum de respect de la part de l’une des institutions financières les plus puissantes au pays. »

Le vice-président exécutif national de l’AFPC, Alex Silas, a déclaré :

« On essaie de nous intimider et de nous diviser. Mais ce groupe a voté à 100 % en faveur d’un mandat de grève. Sa solidarité est inébranlable. »

La Banque a également écrit directement aux travailleuses et travailleurs pour leur demander de se porter volontaires afin de continuer à travailler pendant une grève légale, tout en confirmant qu’elle prévoit faire appel à un nombre limité de membres du personnel tiers. En clair : la Banque se prépare à contourner son propre personnel, tout en lui demandant de franchir sa propre ligne de piquetage.

La position de l’AFPC est claire : ce comportement contrevient au Code canadien du travail. La Banque ne peut pas prétendre respecter le processus de négociation tout en s’adressant directement aux travailleuses et travailleurs et en planifiant le recours à du personnel tiers pour diviser une petite unité de négociation, affaiblir le pouvoir collectif du personnel et miner son droit légal de faire la grève.

L’AFPC demande à la Banque du Canada de retirer son avis de lock-out, d’abandonner ses concessions et de revenir à une véritable négociation.

Une entente équitable est encore possible. Mais pour y arriver, il faut respecter les agentes et agents de sécurité qui assurent le bon fonctionnement de cette institution.

Le personnel de sécurité demeure prêt à travailler dans le cadre d’une convention collective équitable. Ce qu’il n’acceptera pas, c’est d’être forcé de quitter son emploi pendant que ses conditions de travail, ses droits d’ancienneté et ses mesures de soutien aux familles sont attaqués.

Contact médias :

Greg McNamara

Agent régional de communications politiques

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